Commercialisation

La commercialisation des Pontons de Seine à Mantes-le-Jolie est lancée.

Avec une vue imprenable sur les berges, des prestations haut de gamme

et la présence de jardins, les Pontons de Seine offrent un cadre de vie verdoyant.
Plus d'informations : www.dcf.fr

Le saviez-vous ?


Initiée au Sommet de la Terre à Rio en 1992, la démarche H.Q.E. (Haute Qualité Environnementale) est un instrument du développement durable appliqué au bâtiment.

Humeurs

Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 09:37

Aujourd'hui les "une" des médias français et étrangers vilipendent l'équipe de France, les vieux relans du débat sur l'identité nationale remontent à la surface. Le "Black Blanc Beur" de 1998 prend un gros coup de vieux. L'idéal de 98 est en berne, nous devons nous interroger sur les très rapides raccourcis auxquels nous nous sommes habitués.

 

La victoire de 98,selon les commentateurs de l'époque, c'était la victoire de la diversité qui gagne, on a occulté toutes les autres analyses pour ne retenir dans l'imaginaire collectif qu'un comte de fée. Sans aucun doute les commentateurs ont peut-être été un peu rapides et un peu simplistes, cela satisfaisait la "pensée unique", le "politiquement correct" de l'époque. Nous en payons aujourd'hui les intérêts à retardement, l'interprétation de l'époque fait penser aux conséquences récentes du développement des illusions des emprunts toxiques. L'illusion du court terme d'hier, provoque des catastrophes d'aujourd'hui. En Attrique du Sud nous en vivons une.

 

Transperce dans tous les articles une autre lecture du "Black Blanc Beur". L'ambiance détestable au sein de l'équipe de France 2010 ne serait-elle pas le résultat de l'émergence de "clans" ethniques, religieux ou autres, est ce que la défaite de 2010 ne serait pas le négatif de la "gagne" Black Blanc Beur de 98?

 

Une analyse objective ne conduit-elle pas à refuser les deux analyses ci-dessus, la réalité ne serait-elle pas plus simple la victoire de 98 est la victoire du talent, la défaite de 2010 est celle de l'absence de talents. L'ambiance de 98 était une ambiance d'une équipe, de conquête collective, de partage. En 98, on avait une équipe de France. L'ambiance de 2010 est une ambiance de recherche d'optimisation des intérêts individuels, de gestion de contrats de sponsoring. L'équipe de France 2010 n'est plus une équipe, c'est un groupement l'intérêt économique. La recherche de l'intérêt individuel a cassé, a détruit l'interet collectif. Si certains joueurs d'aujourd'hui ont du talent, l'équipe n'en a pas, mais a-t-on une équipe?. L'échec de 2010, c'est l'absence de talents d'équipe, l'équipe des bleus a disparu pour 2010, elle a naturellement perdu.

 

Ce renversement d'esprit, cette destruction du rêve, est-ce un échec pour la banlieue ou une formidable occasion de construire enfin des rapports basés sur de vraies valeurs? Dans les quartiers, dans les groupes de jeunes qui passent le temps au pied des barres et des tours. L'illusion du succès sportif est trop souvent basée sur la recherche d'un argent facile, d'un statut social artificiel. Il est plus rentable de chercher la performance technique au foot que de partir à la conquête de la performance intellectuelle. On peut jouer au foot, gagner de l'argent, beaucoup d'argent, gagner un statut social sans abandonner son comportement discutable, sans abandonner son langage simplifié, sans abandonner l'irrespect comme le montre Anelka...devant le monde entier.  La vie en société qui est mise en avant par les joueurs de haut niveau n'est pas le modèle ni des valeurs sportives ni de l'esprit olympique. La recherche du gain financier, le vedettariat people sont devenus la motivation de la performance sportive. Les joueurs sont entourés de conseillers les coachant sur la gestion de leur image, sur la gestion de leurs contrats. Toutes leurs décisions leurs actions doivent conduire à l'optimisation de leur image et de leurs gains.

 

Où est le sport?. Il réapparaît et c'est formidable, c'est l'espoir fou. La "financiarisation" et la "peopolisation" à outrance ont perdu la Coupe du Monde 2010. Les conseillers en image ont été lâchés par le renversement des valeurs source de tous les dérapages. Les valeurs négativestoxiques mises en avant par les  joueurs ont perdu, qui va s'en plaindre? Chassons, pourchassons ces valeurs toxiques redonnons une ambition humaine  et sociale au sport de haut niveau. Partons à la reconquête de la réussite sociale construite sur des valeurs humaines et pour le sport sur les valeurs olympiques, pas sur la financiarisation, pas sur la peoplolisation du sport. Si les illusions ont perdu, la banlieue a gagné.

 

Edouard de Penguilly

Par Edouard de Penguilly - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 02:49

Le débat est lancé à Saint-Denis, les caméras vidéo vont elles diminuer la délinquance?
Les habitants, les salariés, les visiteurs de notre ville vont-il être plus en sécurité par l'installation d'un réseau vidéo sur le domaine public?
Les outils vidéo de sécurité des entreprises doivent ils être détournés vers la surveillance de l’espace public ?

La question se pose aujourd'hui en termes d'urgence, il faut prendre le temps de la réflexion, le temps de l'analyse, le temps du recul. Que les structures régaliennes dont la mission est d'assurer la sécurité des hommes et des femmes de notre territoire organisent et mettent en place les outils qu'elles estiment nécessaire à l'accomplissement de leur mission, c'est légitime.


En revanche quand on réfléchit à l'utilisation des réseaux de sécurité des entreprises de ce territoire pour exercer le contrôle de l'espace public, il y a de quoi réfléchir! Il est grand temps de revenir aux fondamentaux des principes de notre société humaine. Ne confondons pas les rôles, celui des entreprises et celui de l'Etat. La responsabilité de l'entreprise est clairement d'assurer le contrôle de la sécurité des biens et des personnes dans son espace privé propre, celui de l'état est d'assurer le contrôle de la sécurité et des personnes dans l'espace public, c'est un devoir régalien, c'est une mission régalienne, c'est la mission que chaque citoyen délègue à l'Etat sous le contrôle de la loi fondamentale des libertés publiques collectives et individuelles.


Demander aux entreprises de devenir l'outil opérationnel de cette obligation de sécurité publique est un pur détournement de mission, l'entreprise en tant que telle est membre du corps social. Elle y occupe des missions claires et complémentaires, celles de la création de biens et services socialement utiles, mais aussi celles de produire des richesses dont les règles de partage sont définies par l'état. En aucun cas, il ne revient à l'entreprise la mission de participer de façon organisé à des opérations de maintien de la sécurité, à des opérations de justice.


Depuis les récentes études menées en Angleterre, tout le monde sait que les caméras ont un rôle dissuasif extrêmement limité. On leur reconnait deux rôles: le premier celui de créer en contrepoint du sentiment général d'insécurité, souvent caricaturé, un sentiment d'une meilleure sécurité, le second d'être des auxiliaires de justice en permettant l'identification des délinquants et l’établissement de preuves.


Face à cela le rôle de l'entreprise ne peut en aucun cas être complice d’un véritable détournement de mission, ce n'est pas à l'entreprise de s'organiser en milice, en dénonciateur de délits. Le rôle de l'entreprise est de veiller à la sécurité de ses employés, de ses visiteurs, de ses fournisseurs. Il s'agit pour elle de s’assurer que rien ne viendra perturber la sérénité de la vie des membres du corps social de l'entreprise. Il lui importe d'éviter que ses membres se fassent agresser, pas trouver le délinquant. C'est à la police et à l'Etat d'assurer la libre circulation sur un territoire, c'est à la justice de "gérer" le délinquant. Que l'entreprise surveille l'entrée de ses bâtiments et les circulations internes de son espace privé, c'est son rôle, que l'entreprise surveille ou participe à la surveillance de l'espace public c'est une déviation de son rôle social. C’est donner à l’entreprise un rôle de supplétif de l'Etat dans la fonction régalienne de permettre aux citoyens de vivre en paix, cela est inconcevable.

 

Edouard de Penguilly

Par Edouard de Penguilly - Publié dans : Humeurs
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