Jeudi 28 janvier 2010
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L'éco-résidence étudiante "André Désilles" a été inaugurée le 16 octobre 2006 sous la présidence de Mr Patrick Braouezec, Député, président de Plaine
Commune.
L'inauguration a été très réussie, sous le soleil.
MM Jacques Poulet, maire de Villetaneuse, Alain Neuman, président de l'Université Paris 13, Olivier Dubaut, Sous-Préfet de Saint-Denis et Edouard de Penguilly ont coupé le ruban officiel.
Etaient présents : Mme Françoise Dubrana, proviseure du Lycée de l'ENNA à Saint-Denis et les élèves et enseignants de la filière "Structures métalliques", Mme Monique Prim,
responsable des études et du développement de la Sodedat, Mme Catherine Henriot, maire de Pierrefitte, Mr Francis Dubrac, président de Plaine Commune Promotion, Mr Patrice Charrié,
directeur général de la Sodedat, Mr Hervé Dupont, directeur général de l'EPA Plaine de France, Mr Christian Verlaine, directeur général de Réside Etudes, Mr Christian Houze, président de l'IUT de
Saint-Denis, Mr Jean-Christophe Perraud, directeur général de Bouygues Construction, Mr de Poncins, délégué général local du Medef et bien d'autres.
Merci à tous !
Par Edouard de Penguilly
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Publié dans : Résidence étudiante
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En 1790, André Désilles (André des Isles de Cambernon) est un jeune noble de 23 ans, breton, lieutenant au
régiment du Roi à Nancy, ville de garnison. Les opinions dans l’Armée ressemblaient alors à celles de la nouvelle Assemblée : monarchistes, royalistes constitutionnels et jacobins.
Un an après la prise de la Bastille, la journée du 14 juillet à Paris fut marquante. Tous les
régiments et départements prêtèrent serment à la Constitution, devant Louis XVI et Marie-Antoinette, de l’Assemblée et en présence d’un peuple en délire. L’esprit de la révolte s’étendit.
La révolte gagna les rangs de l’Armée, « contre les ennemis de la liberté ». Le 12 août, le Roi publia à Nancy un décret disciplinaire, provoquant une baccanale généralisée dans les rues de la
ville. Un désordre qualifié de « crime de lèze-nation » par l’Assemblée. La garnison refusa de se soumettre et le marquis de Bouillé, général de l'armée de Meuse, Sarre-et-Moselle fut envoyé pour
mater les mutins.
Bouillé arriva le 31 août à Nancy dans un climat explosif. Au moment du face à face, André Désilles s’interposa en plaçant sa tête symboliquement devant la bouche d’un canon. « Ce sont des
Français, vos amis et vos frères… » hurle-t-il, « le boulet ne parviendra que teint de mon sang… »

La scène se passe sous la porte de Stainville, rebaptisée plus tard la porte André Désilles. Désilles s’accroche
au canon, multiplie ses exhortations à la paix. Le destin s’accomplit en quelques secondes. Le feu retentit et celui qui deviendra le « héros de Nancy » est gravement touché. Il succombera à ses
blessures le 17 octobre 1790, dans la célébrité et les honneurs, pour la tolérance et la paix.
Par Edouard de Penguilly
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